Une méditation pour redécouvrir la profondeur de l’Évangile.
(Disclaimer: Ce texte est une transcription de paroles trouvées dans la vidéo, générées par YouTube, organisées grâce à l’IA et éditée par l’auteur de l’article. Le même contenu ci-dessous se trouve dans la vidéo ci-haut).
Jean 3:16 est sans doute l’un des versets les plus connus de toute la Bible. Il est souvent cité, mémorisé, parfois même affiché, mais aussi très souvent lu avec une certaine familiarité. Or, cette familiarité peut devenir un obstacle. Elle peut nous empêcher de voir la profondeur de ce que l’Évangile révèle réellement.
Nous commençons ici une série d’enseignements autour de Jean 3:16. L’objectif est simple, mais exigeant : prendre le temps. Aller lentement. Revenir au texte avec patience, afin de laisser la Parole de Dieu travailler nos cœurs et transformer notre compréhension.
Car avant de parler du salut, avant de parler de l’homme, avant même de parler de la foi, l’Évangile commence par Dieu.
Un Évangile plus profond que nous l’imaginons
L’Évangile n’est pas seulement les ABC de la foi chrétienne. Il est le A et le Z de la vie chrétienne, de l’histoire de la chrétienté, et même de l’adoration éternelle. Il est l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin.
L’Évangile est comme un diamant : il possède de nombreuses facettes, et chacune d’elles brille. Chaque facette révèle quelque chose de la gloire de Dieu, et chacune a le pouvoir de transformer celui qui la contemple.
Dans le royaume des cieux, nous adorerons éternellement l’Agneau de Dieu qui a été immolé. Cette image de Jésus-Christ comme Agneau nous rappelle que l’Évangile est urgent, infini et éternel. Il ne s’épuise pas avec le temps. Il demeure éternellement, et c’est pour cette raison que nous l’adorerons éternellement.
Mais une question se pose : comment comprendre cet Évangile ? Qu’est-ce que le salut en Jésus-Christ ? Car c’est par l’Évangile que nous affirmons être sauvés.
Lecture de Jean 3:16
Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.
Ce verset contient une richesse immense. Il parle de Dieu, de son amour, du monde, du don du Fils unique, d’un but clairement annoncé, de la foi comme réponse, et de deux réalités possibles : périr ou recevoir la vie éternelle.
Mais pour comprendre correctement ce verset, nous devons d’abord poser une base essentielle : une juste compréhension de l’Évangile commence par une juste compréhension de Dieu.
Revenir à la source : le Dieu révélé par Jean
Jean 3:16 ne surgit pas dans le vide. Pour comprendre ce que Jean veut dire lorsqu’il parle de Dieu, nous devons revenir au commencement de son Évangile.
L’Évangile de Jean a été écrit dans un but précis : démontrer que Jésus-Christ est véritablement le Fils de Dieu, et qu’en croyant en lui, nous ayons la vie en son nom, une vie abondante.
Jean commence donc par une déclaration théologique majeure :
Au commencement était la Parole,
la Parole était avec Dieu,
et la Parole était Dieu.
Ces mots ne sont pas accessoires. Ils posent les fondations de toute notre compréhension de l’Évangile.
La Parole préexistante, en communion, et pleinement Dieu
Jean nous révèle trois vérités fondamentales.
Premièrement, la Parole préexistait. Elle n’a pas été créée. Elle existait avant toute chose.
Deuxièmement, la Parole était avec Dieu. Ce mot « avec » exprime une relation d’intimité, de proximité, de communion. Il y avait déjà une coexistence parfaite.
Troisièmement, la Parole était Dieu. Elle n’est pas devenue Dieu. Elle existe pleinement comme Dieu.
Avant même que l’homme n’existe, il y avait déjà une communion parfaite entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Dieu n’était pas seul. Dieu n’avait besoin de rien.
C’est ce que les théologiens appellent l’aséité de Dieu : Dieu est auto-existant, autosuffisant et autosatisfaisant. Il ne dépend de rien d’extérieur à lui-même pour être Dieu.
Dieu n’a donc pas créé l’homme par manque, par solitude ou par besoin.
« Car Dieu a tant aimé le monde »
Et pourtant, Jean 3:16 nous dit : Car Dieu a tant aimé le monde.
Ce « monde » désigne le monde des hommes. Un monde déjà marqué par le péché. L’Écriture nous rappelle que tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu.
Dieu n’avait aucune obligation de mêler sa communion parfaite aux imperfections humaines. Il n’avait aucun besoin de nous. Et pourtant, il a aimé le monde.
Cet amour n’est pas né d’un manque. Il est le débordement d’un amour déjà parfait. Comme un vase rempli à ras bord, dont l’amour déborde et atteint l’humanité.
Nous bénéficions de cet amour non parce que nous le méritons, mais parce que Dieu est amour par nature.
Grâce, humilité et vérité
Cette vérité nous invite à apprécier profondément la grâce de Dieu. Elle nous invite aussi à être brisés dans notre orgueil.
Le Dieu autosuffisant a pensé à des créatures qui, par nature, ne méritaient rien d’autre que sa colère juste et sainte. Jean 3 parle d’ailleurs aussi de la colère de Dieu, car nous ne croyons pas naturellement en son Fils. Notre état de péché nous rend incapables, par nous-mêmes, d’accueillir la vérité.
Et pourtant, Dieu a donné son Fils unique afin que nous soyons sauvés.
Contempler la beauté de l’Évangile
Cette première méditation est avant tout une invitation : contempler la beauté de l’Évangile.
Jean 3:16 nous révèle un Dieu qui aime non pas parce que l’homme mérite cet amour, mais parce qu’aimer appartient à sa nature. Dieu aime parce qu’il est amour.
Reposons-nous donc dans l’amour de Dieu.
Car avant même de parler de la foi, du salut ou de la vie éternelle, Jean 3:16 nous révèle ceci :
Dieu a tant aimé le monde.
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