Des moyens sans fins
Introduction
Le terme sotĂ©riologie provient du grec sĆtÄria («âŻsalutâŻÂ») et logos («âŻdiscours, Ă©tudeâŻÂ»). En thĂ©ologie chrĂ©tienne, il dĂ©signe la doctrine du salut, câest-Ă -dire lâĂ©tude systĂ©matique de la maniĂšre dont Dieu dĂ©livre lâhomme du pĂ©chĂ© et de ses consĂ©quences par lâĆuvre de JĂ©sus-Christ. La sotĂ©riologie englobe ainsi les thĂšmes de la rĂ©demption, de la justification, de la sanctification et de la glorification. Comme le rappelle Jean Calvin, «âŻle Christ est comme le soleil, dont la lumiĂšre illumine toutes les parties de notre salutâŻÂ» (Institutes, II.16). Augustin, dans La CitĂ© de Dieu, souligne de son cĂŽtĂ© que les biens terrestres, si sĂ©duisants soient-ils, ne peuvent offrir le salut vĂ©ritable, lequel rĂ©side uniquement en Dieu.
Cependant, au-delĂ du cadre strictement chrĂ©tien, la sotĂ©riologie peut ĂȘtre envisagĂ©e dans une perspective plus largeâŻ: elle exprime une catĂ©gorie universelle de lâexpĂ©rience humaine, celle de la quĂȘte de dĂ©livrance. Lâhomme, confrontĂ© au mal, Ă la souffrance et Ă la mort, cherche toujours une forme de sauvetage. Cette recherche se manifeste dans les religions sĂ©culiĂšres, les idĂ©ologies politiques, les utopies sociales ou encore les projets technocratiques et transhumanistes. Karl Barth notait que «âŻlâhomme est toujours en quĂȘte dâun salut, mais il ne sait pas quâil est dĂ©jĂ donnĂ© en JĂ©sus-ChristâŻÂ» (Dogmatique, IV/1).
Ainsi, parler de sotĂ©riologie, câest aussi parler de la condition humaine universelleâŻ: une quĂȘte de rĂ©demption qui traverse les Ăąges et les cultures. Dans cet essai, nous montrerons que si les «âŻsotĂ©riologies sĂ©culiĂšresâŻÂ» â ces doctrines ou stratĂ©gies de sauvetage inventĂ©es par lâhomme â Ă©chouent Ă rĂ©soudre le problĂšme radical du pĂ©chĂ©, la sotĂ©riologie chrĂ©tienne, centrĂ©e sur le Christ, demeure la seule rĂ©ponse vĂ©ritable. Tandis que «âŻtous les peuples marchent chacun au nom de son dieuâŻÂ», le peuple de Dieu marche «âŻau nom de lâĂternel, notre Dieu, Ă toujours et Ă perpĂ©tuitĂ©âŻÂ» (MichĂ©e 4:5).
II. La quĂȘte universelle du salut
LâexpĂ©rience humaine, dans toutes les cultures et Ă toutes les Ă©poques, rĂ©vĂšle une constanteâŻ: lâhomme cherche Ă ĂȘtre sauvĂ©. Cette quĂȘte universelle du salut se manifeste sous des formes diverses, quâelles soient religieuses, philosophiques, politiques ou technologiques. Elle traduit une conscience diffuse dâun manque, dâune fracture, dâun mal dont il faut ĂȘtre dĂ©livrĂ©.
Constat anthropologique
Lâhomme ne se contente pas de vivre dans le monde tel quâil estâŻ; il aspire Ă une transformation, Ă une dĂ©livrance. Les mythes antiques, les philosophies classiques et les religions sĂ©culiĂšres tĂ©moignent toutes de cette recherche. MĂȘme dans les sociĂ©tĂ©s modernes, marquĂ©es par la sĂ©cularisation, lâespĂ©rance dâun «âŻsauvetageâŻÂ» demeureâŻ: quâil sâagisse de la promesse dâun progrĂšs social, de la conquĂȘte technologique ou de lâutopie politique. Comme le souligne Paul dans lâĂ©pĂźtre aux Romains, «âŻtoute la crĂ©ation soupire et souffre les douleurs de lâenfantement jusquâĂ maintenantâŻÂ» (Romains 8:22). Ce soupir universel est la marque dâune attente de rĂ©demption.
Exemples contemporains
Dans le monde technocratique actuel, cette quĂȘte prend des formes nouvelles. Le transhumanisme promet une dĂ©livrance de la mortalitĂ© par lâaugmentation artificielle de lâhomme. Les idĂ©ologies politiques, quâelles soient rĂ©volutionnaires ou conservatrices, se prĂ©sentent comme des moyens de salut collectif. Les utopies sociales, quâelles soient communautaires ou globales, cherchent Ă instaurer une sociĂ©tĂ© parfaite oĂč le mal serait Ă©radiquĂ©. Mais toutes ces tentatives, si diverses soient-elles, expriment la mĂȘme aspirationâŻ: ĂȘtre sauvĂ© de la finitude, de lâinjustice et du mal.
Réflexion théologique
Jean Calvin, dans les Institutes (I.3.1), parle du sensus divinitatis, cette conscience innĂ©e de Dieu qui habite chaque ĂȘtre humain. Selon lui, lâhomme ne peut Ă©chapper Ă la perception quâil existe une rĂ©alitĂ© transcendante, et cette perception nourrit la quĂȘte de salut. Karl Barth, de son cĂŽtĂ©, souligne que lâhomme vit dans lâangoisse du nĂ©antâŻ: «âŻLâhomme est placĂ© devant le nĂ©ant, et câest de ce nĂ©ant quâil cherche Ă ĂȘtre sauvĂ©âŻÂ» (Dogmatique, I/2). Ainsi, mĂȘme lorsque lâhomme rejette Dieu, il ne peut se soustraire Ă lâexpĂ©rience de la nĂ©cessitĂ© dâun salut.
Conclusion de la section
La quĂȘte universelle du salut est donc une donnĂ©e anthropologique et thĂ©ologique. Elle rĂ©vĂšle Ă la fois la condition de lâhomme dĂ©chu et son aspiration Ă une rĂ©demption. Mais cette quĂȘte, lorsquâelle se dĂ©tourne du Dieu vivant, se traduit par des moyens illusoires. Câest ce que nous examinerons dans la section suivante, en montrant comment la chute a donnĂ© naissance Ă des sotĂ©riologies factices, incapables de rĂ©pondre au mal radical.
III. La chute et lâorigine de la fausse sotĂ©riologie
La quĂȘte universelle du salut ne peut ĂȘtre comprise sans rĂ©fĂ©rence au rĂ©cit biblique de la chute. En GenĂšse 3, lâhomme, créé Ă lâimage de Dieu, choisit lâautonomie en se dĂ©tournant de la parole divine. Ce geste inaugure une rupture radicaleâŻ: la communion avec Dieu est brisĂ©e, et lâhumanitĂ© se trouve dĂ©sormais confrontĂ©e au pĂ©chĂ©, Ă la souffrance et Ă la mort. La sotĂ©riologie chrĂ©tienne affirme que câest Ă partir de cet Ă©vĂ©nement fondateur que naĂźt le besoin de salut. Mais câest aussi Ă partir de lĂ que surgissent les premiĂšres tentatives humaines de se sauver par leurs propres moyens.
La descendance de CaĂŻn
GenĂšse 4 dĂ©crit la premiĂšre civilisation issue de CaĂŻn. Elle se caractĂ©rise par lâĂ©dification de villes, le dĂ©veloppement des arts et des techniques. Ces rĂ©alisations, en elles-mĂȘmes, ne sont pas mauvaisesâŻ; elles tĂ©moignent de la crĂ©ativitĂ© humaine. Mais elles rĂ©vĂšlent aussi une tendanceâŻ: lâhomme cherche Ă construire son propre monde, Ă se donner une sĂ©curitĂ© et une identitĂ© indĂ©pendantes de Dieu. DĂšs lors, la technique et la culture deviennent des moyens de salut illusoires.
Une quĂȘte de citernes crevassĂ©es
Le prophĂšte JĂ©rĂ©mie exprime cette rĂ©alitĂ© en des termes saisissantsâŻ: «âŻIls mâont abandonnĂ©, moi qui suis une source dâeau vive, pour se creuser des citernes, des citernes crevassĂ©es qui ne retiennent pas lâeauâŻÂ» (JĂ©rĂ©mie 2:13). Lâimage est parlanteâŻ: lâhomme cherche Ă sâassurer une dĂ©livrance par ses propres Ćuvres, mais ces moyens sont incapables de contenir la vie vĂ©ritable. La fausse sotĂ©riologie naĂźt de cette substitutionâŻ: remplacer Dieu par des moyens humains.
Commentaires théologiques
Augustin, dans La CitĂ© de Dieu (XIX), oppose les biens terrestres aux biens Ă©ternels. Selon lui, les citĂ©s humaines, mĂȘme lorsquâelles poursuivent la paix et la justice, ne peuvent offrir le salut vĂ©ritable, car elles ignorent la finalitĂ© divine. Cornelius Van Til, dans The Defense of the Faith, souligne que lâautonomie humaine est une illusionâŻ: en prĂ©tendant se sauver par la raison ou la technique, lâhomme ne fait que sâenfermer davantage dans le pĂ©chĂ©. La fausse sotĂ©riologie est donc le fruit de lâorgueil humain, qui refuse de reconnaĂźtre sa dĂ©pendance envers Dieu.
Conclusion de la section
Ainsi, la chute explique lâorigine des sotĂ©riologies sĂ©culiĂšresâŻ: elles sont des tentatives de salut qui naissent de lâautonomie humaine, mais qui Ă©chouent Ă rĂ©soudre le problĂšme radical du pĂ©chĂ©. Lâhistoire de CaĂŻn et la critique prophĂ©tique de JĂ©rĂ©mie montrent que lâhomme, depuis la chute, cherche sans cesse des moyens de salut, mais ces moyens sont «âŻsans finsâŻÂ». Dans la section suivante, nous examinerons plus en dĂ©tail ces sotĂ©riologies sĂ©culiĂšres contemporaines et leur incapacitĂ© Ă offrir une dĂ©livrance vĂ©ritable.
IV. Les sotériologies séculiÚres et leur échec
Depuis la chute, lâhumanitĂ© nâa cessĂ© de multiplier les moyens de salut. Ces «âŻsotĂ©riologies sĂ©culiĂšresâŻÂ» se dĂ©clinent en diverses formesâŻ: politiques, sociales, technologiques. Elles traduisent lâespĂ©rance humaine dâun sauvetage, mais elles Ă©chouent toutes Ă atteindre la fin vĂ©ritable, car elles ne sâattaquent pas au mal radical du pĂ©chĂ©.
Les promesses politiques
Lâhistoire regorge de messianismes idĂ©ologiques. Les rĂ©gimes totalitaires du XXe siĂšcle se sont prĂ©sentĂ©s comme des sauveurs collectifs, promettant une sociĂ©tĂ© nouvelle, libĂ©rĂ©e des injustices. Mais ces projets ont souvent conduit Ă lâoppression et Ă la violence. La Bible avertitâŻ: «âŻNe vous confiez pas aux grands, aux fils de lâhomme, qui ne peuvent sauverâŻÂ» (Psaume 146:3). Le salut politique, lorsquâil prĂ©tend remplacer Dieu, devient une idole incapable de dĂ©livrer.
Les utopies sociales
Les utopies communautaires, quâelles soient inspirĂ©es par des idĂ©aux religieux ou humanistes, cherchent Ă instaurer une sociĂ©tĂ© parfaite. Mais elles se heurtent Ă la rĂ©alitĂ© du cĆur humain. Augustin lâavait dĂ©jĂ notĂ©âŻ: la citĂ© terrestre, mĂȘme lorsquâelle poursuit la paix, ne peut atteindre la bĂ©atitude vĂ©ritable (La CitĂ© de Dieu, XIX). Les utopies dĂ©placent le problĂšme sans le rĂ©soudre, car elles ignorent que le mal est enracinĂ© dans la nature humaine.
Les illusions technologiques
Dans le monde contemporain, la technique est devenue une nouvelle sotĂ©riologie. Le transhumanisme promet de vaincre la mort par lâaugmentation artificielle de lâhomme. Lâintelligence artificielle est parfois perçue comme une solution salvatrice aux maux sociaux. Mais Jacques Ellul, dans La Technique ou lâenjeu du siĂšcle, souligne que la technique, loin dâapporter le salut, engendre de nouvelles servitudes. Karl Barth, dans sa Dogmatique (IV/1), rappelle que lâhomme ne peut se sauver lui-mĂȘmeâŻ: «âŻLe salut ne peut venir de lâhomme, car il est lui-mĂȘme le problĂšme.âŻÂ»
Une critique théologique
Toutes ces sotĂ©riologies sĂ©culiĂšres partagent un trait communâŻ: elles dĂ©placent le problĂšme sans le rĂ©soudre. Elles sâattaquent aux symptĂŽmes (injustice, souffrance, mortalitĂ©), mais ignorent la racine (le pĂ©chĂ©). Elles sont des «âŻmoyens sans finsâŻÂ», incapables dâatteindre la dĂ©livrance vĂ©ritable. Comme le dit JĂ©rĂ©mie, elles sont des «âŻciternes crevassĂ©esâŻÂ» (JĂ©rĂ©mie 2:13).
Conclusion de la section
Les sotĂ©riologies sĂ©culiĂšres Ă©chouent parce quâelles reposent sur lâautonomie humaine. Elles promettent un salut, mais elles ne peuvent lâaccomplir. Elles sont des bouĂ©es qui ne flottent pas, des moyens sans fins. Seule la sotĂ©riologie chrĂ©tienne, centrĂ©e sur le Christ, rĂ©pond au besoin universel de salut. Câest ce que nous examinerons dans la section suivante.
V. La sotériologie chrétienne comme réponse véritable
Face Ă lâĂ©chec des sotĂ©riologies sĂ©culiĂšres, la sotĂ©riologie chrĂ©tienne se prĂ©sente comme la seule rĂ©ponse vĂ©ritable au besoin universel de salut. Elle ne repose pas sur lâingĂ©niositĂ© humaine, mais sur lâĆuvre de Dieu en JĂ©sus-Christ.
La christocentricité du salut
LâĂcriture est expliciteâŻ: «âŻIl nây a de salut en aucun autreâŻ; car il nây a sous le ciel aucun autre nom qui ait Ă©tĂ© donnĂ© parmi les hommes, par lequel nous devions ĂȘtre sauvĂ©sâŻÂ» (Actes 4:12). Le salut nâest pas une construction humaine, mais un don divin. La sotĂ©riologie chrĂ©tienne est donc radicalement christocentriqueâŻ: elle affirme que le Christ est lâunique mĂ©diateur entre Dieu et les hommes (1 TimothĂ©e 2:5).
La structure biblique du salut
La sotĂ©riologie chrĂ©tienne sâinscrit dans la grande trame bibliqueâŻ:
- CrĂ©ationâŻ: lâhomme est créé Ă lâimage de Dieu, destinĂ© Ă la communion avec lui.
- ChuteâŻ: le pĂ©chĂ© introduit la rupture et la mort.
- RĂ©demptionâŻ: par la croix et la rĂ©surrection du Christ, Dieu rĂ©concilie le monde avec lui-mĂȘme (2 Corinthiens 5:19).
- ConsommationâŻ: lâespĂ©rance eschatologique de la nouvelle crĂ©ation, oĂč «âŻil essuiera toute larme de leurs yeuxâŻÂ» (Apocalypse 21:4).
Cette structure montre que le salut chrĂ©tien ne se limite pas Ă une dĂ©livrance morale ou socialeâŻ; il embrasse toute la rĂ©alitĂ© humaine et cosmique.
Commentaires théologiques
Jean Calvin, dans les Institutes (II.16), insiste sur lâĆuvre mĂ©diatrice du ChristâŻ: «âŻTout ce que nous devons rechercher pour notre salut se trouve en Christ seul.âŻÂ» John Stott, dans The Cross of Christ, souligne la suffisance de la croixâŻ: «âŻLa croix est le lieu oĂč le mal est vaincu, oĂč le pardon est offert, et oĂč lâespĂ©rance est assurĂ©e.âŻÂ» Ces affirmations montrent que la sotĂ©riologie chrĂ©tienne ne repose pas sur des moyens humains, mais sur lâacte souverain de Dieu.
Dimension apologétique
LâapologĂ©tique chrĂ©tienne peut ainsi dĂ©montrer que seul le Christ rĂ©pond au mal radical du pĂ©chĂ©. Les sotĂ©riologies sĂ©culiĂšres Ă©chouent parce quâelles ignorent cette racineâŻ; elles sâattaquent aux symptĂŽmes sans traiter la cause. Le Christ, en revanche, prend sur lui le pĂ©chĂ© du monde (Jean 1:29) et offre une dĂ©livrance totale. La sotĂ©riologie chrĂ©tienne est donc non seulement une doctrine, mais une espĂ©rance vivante, qui transforme lâexistence humaine et donne un sens Ă lâhistoire.
Conclusion de la section
La sotĂ©riologie chrĂ©tienne est la rĂ©ponse vĂ©ritable Ă la quĂȘte universelle du salut. Elle ne repose pas sur la technique, la politique ou lâutopie, mais sur la misĂ©ricorde et la bontĂ© de Dieu manifestĂ©es en JĂ©sus-Christ. Tandis que les moyens humains sont «âŻsans finsâŻÂ», le salut en Christ conduit Ă la fin vĂ©ritableâŻ: la communion Ă©ternelle avec Dieu.
VI. Conclusion
Lâexamen de la sotĂ©riologie dans ses dimensions universelles et sĂ©culiĂšres rĂ©vĂšle une vĂ©ritĂ© fondamentaleâŻ: toutes les civilisations, toutes les cultures et toutes les idĂ©ologies cherchent un salut. Quâil sâagisse de projets politiques, dâutopies sociales ou de promesses technologiques, lâhomme ne cesse de sâinventer des moyens de sauvetage. Mais ces moyens sont «âŻsans finsâŻÂ»âŻ: ils Ă©chouent Ă atteindre la dĂ©livrance vĂ©ritable, car ils ne sâattaquent pas au mal radical du pĂ©chĂ©.
La Bible met en lumiĂšre cette rĂ©alitĂ© dĂšs les premiers chapitres de la GenĂšseâŻ: la chute inaugure une humanitĂ© en quĂȘte de salut, mais incapable de se sauver elle-mĂȘme. Les prophĂštes dĂ©noncent ces faux moyens comme des «âŻciternes crevassĂ©esâŻÂ» (JĂ©rĂ©mie 2:13), incapables de retenir lâeau vive. Lâhistoire confirme que les sotĂ©riologies sĂ©culiĂšres dĂ©placent le problĂšme sans le rĂ©soudre.
Face Ă cet Ă©chec, la sotĂ©riologie chrĂ©tienne se distingue par sa christocentricitĂ©. Elle affirme que le salut est un don divin, accompli en JĂ©sus-Christ, unique mĂ©diateur et Sauveur. Comme le proclame PierreâŻ: «âŻIl nây a de salut en aucun autreâŻÂ» (Actes 4:12). Ce salut embrasse toute la rĂ©alitĂ© humaineâŻ: il rĂ©concilie lâhomme avec Dieu, vainc le pĂ©chĂ© et ouvre lâespĂ©rance dâune nouvelle crĂ©ation.
Ainsi, tandis que «âŻtous les peuples marchent chacun au nom de son dieuâŻÂ», le peuple de Dieu marche «âŻau nom de lâĂternel, notre Dieu, Ă toujours et Ă perpĂ©tuitĂ©âŻÂ» (MichĂ©e 4:5). La sotĂ©riologie chrĂ©tienne nâest pas un moyen illusoire, mais la fin vĂ©ritableâŻ: la communion Ă©ternelle avec Dieu, fondĂ©e sur sa misĂ©ricorde et sa bontĂ©.
SOLI DEO GLORIA
CORAM DEO
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